Étude de cas – Une situation d’abus et de maltraitance.

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Cette histoire est tirée de mes expériences professionnelles comme travailleur social dans un CLSC.

Sergine, femme veuve de 80 ans d’origine haïtienne, sans enfant Vit seule dans une RPA (résidence pour personnes âgées) – Au cœur du bel âge ! A eu un diagnostic de TNCM – démence Alzheimer modérée (en 2017) A des revenus de retraite comme enseignante et a des placements. A deux amis – Sultana et Livianne – qui vivent à la résidence également. Ses deux amis l’aident dans la gestion de ses affaires avec des rappels occasionnels (par ex. pour le paiement du loyer). N’a pas de document notarié.

Depuis quelques mois, la propriétaire de la résidence et ses amis remarquent des visites de nouvelles personnes auprès de madame Sergine. Ces nouvelles personnes l’amènent avec elle pour faire des sorties. Ils se présentent comme des amis de son passé en Haïti. Un mois de mars 2019, la responsable de la résidence va voir Sergine pour lui dire que son chèque ne passe pas. Elle ne comprend pas la situation. Elle mentionne qu’elle va s’en occuper.

Les visites et les sorties de ses nouvelles personnes se multiplient. La propriétaire communique avec les amies, Sultana et Liviane, de Sergine. Elles entament une démarche auprès de madame Sergine. Après plusieurs rencontres, madame dévoile qu’elle se sent menacée et qu’elle a peur. Elle parle de ses nouveaux visiteurs. Cependant, elle ne veut pas entamer de plainte officielle auprès des services policiers et refuse les interventions visant à leur en parler. Elle mentionne qu’ils sont de la famille éloignée « C’est tout ce qui me reste » et elle était en accord avec le fait de leur donner de l’argent.

Lors d’une rencontre avec l’institution financière et ses amies de la résidence, Sultane et Liviane, madame Sergine n’est pas en mesure de comprendre qu’elle a donné plus de 75% de son patrimoine en deux mois – une somme de 150 000$ – à ses nouvelles personnes. À partir de ce moment-là, l’institution financière et ses amies, Sultana et Liviane de la résidence décident de communiquer avec le CLSC pour faire une demande service et ils vont surveiller de plus près l’état des finances de madame Sergine.

Dans le présent cas, sommes-nous face à une demande d’ouverture de régime de protection ? Existe-t-il d’autres options qui s’offrent à madame Sergine? Y a-t-il des recours possibles pour récupérer les sommes perdues ?